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Śrī Rudra Mahā-yajña 19 février-1er mars 2018

Śrī Tathāta a organisé pour ses initiés un grand rituel, à l’ashram du Dharma Pīṭha (Kollur, Karnataka), du 19 février au 1er mars. Ce rituel, comme en a attesté la prière d’intention rédigée par Śrī Tathāta, lue le premier jour, était fait pour le bénéfice de l’humanité, pour une grande transformation positive. L’idée est que l’énergie spirituelle, énergie de transformation positive générée par le rituel touche bien sûr toutes les personnes présentes mais au-delà toutes les personnes qui leur sont liées et encore au-delà l’humanité entière. Les très grands rituels védiques diffusent en effet une vibration divine dans l’atmosphère, vers l’ensemble du champ terrestre.
Ce rituel était constitué 11 récitations de l’hymne védique « Śrī Rudra » pendant 11 jours, par11 des prêtres/brahmanes. Soit 11*11*11.
11 est bien sûr le nombre du Śrī Rudra. Comme Śrī Tathāta l’expliquera, il correspond aux 10 prāṇas qui circulent dans le corps humain, plus le prāṇa ascendant, celui qui circule dans le canal central et connecte, lorsqu’il est éveillé, avec le Soi divin.
Les initiés occidentaux de Śrī Tathāta, dont plus de 300 étaient présents, s’étaient préparés depuis 3 ans en apprenant ce long hymne védique. Tous, même ceux d’entre eux devenus familiers du Śrī Rudra, ont eu de la difficulté à suivre la récitation des brahmanes qui, baignés dans les vibrations védiques depuis un jeune âge, sont extrêmement rapides – mais ce n’était pas important, les Occidentaux étaient présents pour absorber la vibration, les énergies de transformation positive, pour leur propre évolution et bien plus largement.
Les Occidentaux présents ont été très heureux de connaitre un peu plus le monde brahmanique, par l’observation des rituels et des interactions au sein de l’équipe. Ils ont été conquis par la beauté des récitations (avec un jeu entre la voix grave d’un des principaux récitants et la voix plus aiguë de son collègue), celle des rituels, pūjā et archana, faits avec grand nombre de fleurs, également par le cœur d’enfant des prêtres védiques et l’harmonie de leur groupe.
L’énergie divine qui est venue pendant ces onze jours était formidable. Touts les rituels y contribuaient. Chaque jour, longs préliminaires, puis 11 récitations de l’hymne Śrī Rudra (plus précisément, 11 fois le namakam et une fois le camakam) ; puis en fin de matinée, sur la pierre centrale du Dharma Pīṭha, qui attire l’énergie cosmique, c’est l’abhiṣekam (offrande de l’eau) du grand kalaśa (pot à eau en métal) de la pūjā des prêtres ; suivi de 11 om récités dans le Dharma Pīṭha par les centaines de personnes présentes ; et d’une brève méditation-visualisation guidée visant à la diffusion de l’énergie divine vers tous les êtres. L’après-midi, les prêtres font encore, avec une récitation complexe et magnifique, un archana (offrande de basilic et fleurs) au grand pot à eau posé sur l’estrade. Et des bhajans ont lieu en fin d’après-midi.
Des feux sacrés ont été faits certains jours, générant une énergie d’une puissance extraordinaire :
– Le premier jour, 19 février, Gaṇapati homa, feu sacré à Gaṇapati (Ganesh), pour que les obstacles soient enlevés et tout soit favorable ;
– Le 6e jour, 24 février, Navagraha Pūjā et Homa ; il s’agit d’un rituel d’offrande aux planètes (navagraha) et aux étoiles, nakṣatras, de façon à ce que les aspects négatifs liés aux planètes puissent être allégés, transformés dans le sens d’une plus grande harmonie, ce tant pour les individus que pour le collectif.
– Le 7e jour, dimanche 25 février, mahā-Gaṇapati Homa, un rituel au feu rare, destuné à émiminer les obstacles, comprenant l’offrande de beaucoup d’ingrédients, dont la pulpe de 108 noix de coco (cela fait une mini-montagne dans l’âtre et le feu continuera de brûler jusqu’au soir… Il est dit qu’inhaler de la fumée de ce feu est une purification majeure au niveau des organes des sens. Comme la veille, le ressenti est celui d’une immense puissance et d’un nettoyage majeur.
– Le 11e et dernier jour, jeudi 1er mars, RUDRA Homa ; les participants sont invités à exprimer intérieurement des intentions et aussi à réciter intérieurement oṃ namaḥ śivāya. Intentions, y compris pour le monde : que la paix règne et non la guerre, que règnent amitié et coopération, et qu’il y ait abondance, en eau et en tout ; intention individuelles et collective que le but profond de notre naissance, à chacun, puisse être atteint. Puis c’est le sommet du yajña : on en est au 11e anuvak (chapitre)du camaka, que le prêtre principal, celui à la voix aiguë, récite avec une force particulière. On peut ressentir une puissance lumineuse, créée par l’association du feu et du mantra ; ce moment exceptionnel continue avec une récitation chantée de quelques versets du sāmaveda, amenant une harmonie merveilleuse ; l’on peut comprendre dans le ressenti ce que veut dire le sommet du yajña/rituel.
En plus du rituel, Śrī Tathāta, arrivé au Dharma Pīṭha le samedi 24, donne un enseignement chaque jour du dimanche 25 février au jeudi 1er mars.
Et pour la clôture, en fin de matinée du 1er mars, Śrī Tathāta dit aux participants qu’ils vont expérimenter après ce rituel, chacun selon sa nature, une évolution avec la possibilité de se rapprocher encore de la vie védique/vie divine. Il redit aussi que, dans les temps présents marqués par une transformation extrêmement profonde et complexe de l’ensemble du champ terrestre, pratiquer yoga et méditation ne suffit, il faut aussi de grands rituels. En effet, en raison de l’influence des forces, la conscience humaine est largement perdue, de même que l’amour pour le prochain et le service pour l’humanité. L’issue est d’intégrer dans la vie humaine les enseignements transmis par les Rishis des temps védiques – ainsi progressivement le champ terrestre pourra devenir divin et tous les êtres connaitre la paix véritable. Enfin, Śrī Tathāta fait une petite cérémonie pour permettre de stabiliser dans le cœur de chacun les énergies divines reçues pendant le rituel et de les rayonner vers le monde – c’est un moment extraordinaire. Puis Śrī Tathāta donne, c’est un élan du moment et n’avait pas été préparé, le darshan à chaque participant, remettant à chacun des poignées de basilic puis des fleurs jaunes. L’atmosphère emplie de chants sacrés est d’une beauté rare, c’est un moment inoubliable.